[interview] Delphine Ciolek nous emmène en Chine

Bonjour Delphine Ciolek ! Pouvez-vous nous parler de la genèse du Grand Rassemblement ?

Delphine Ciolek : Bonjour ! Figurez-vous qu’au départ, je ne prédestinais pas ce texte à la publication. Avant de partir en voyage en Chine pour y retrouver deux amis, j’ai décidé de prendre des notes sur tout ce que nous allions faire et découvrir, afin de leur offrir au retour le récit de nos aventures. Je voulais garder une trace en passant par un autre vecteur que la photographie. Les images restent, mais que faire du vécu, des émotions ? Les conserver par des mots, tel était mon projet. Après avoir constaté combien l’histoire a plu à mes amis ainsi qu’à ma famille, j’ai pensé que la publier pourrait intéresser un plus large public. 

C’était la première fois que vous fouliez le sol chinois. Ce voyage a-t-il changé votre perception de ce pays, a-t-il renforcé certaines certitudes ?

Delphine Ciolek : Ce voyage n’a pas vraiment changé ma perception, il l’a carrément forgée. J’essaie de faire le moins de projections possible sur les choses que je ne connais pas. Je ne m’étais jamais intéressée à la Chine auparavant. Hormis ce que j’ai pu en apprendre au lycée et via la lecture de Pu yi, le Dernier empereur dans mon enfance et de plusieurs titres de Lao She plus tard. Ce dont je suis convaincue à présent, c’est qu’il s’agit d’un immense pays, très diversifié et qui mérite d’être exploré.

Quel a été le point culminant de votre voyage ? Votre plus beau souvenir ?

Delphine Ciolek : Le point culminant au sens propre fut l’ascension de Huangshan, la Montage jaune, à 1800 mètres d’altitude. Et au sens figuré, l’escapade sur la Grande Muraille, sur une partie non aménagée. Quand je pense que j’ai arpenté une portion de l’une des sept nouvelles merveilles du monde, je n’en reviens toujours pas !

Lisez-vous souvent des carnets de voyage ? Que pensez-vous de ce genre littéraire ?

Delphine Ciolek : Je lis peu de carnets de voyage : j’ai été séduite par les récits des voyages de Nicolas Bouvier et de Sylvain Tesson, auteur contemporain. Cela pourrait paraître surprenant, puisque j’en écris. Je préfère me laisser bercer par la fiction… ou voyager moi-même ! J’ai découvert les carnets illustrés récemment, pendant le festival Embarquement immédiat à la Réunion en 2018. L’idée d’en réaliser un me trotte dans la tête depuis.

Si vous deviez refaire ce voyage, y a-t-il des choses que vous feriez différemment ?

"Scène de Marché", illustration de Delphine Ciolek
Crédit illustration : Delphine Ciolek

Delphine Ciolek : Si je devais le refaire aujourd’hui, je me laisserais porter par les évènements, comme à mon habitude. Ce serait donc sûrement différent, vu que plusieurs années se sont écoulées depuis. Et sûrement que cette fois, j’apporterais ma boîte d’aquarelle !

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